En 1971, Tanabe Tetsundo et quelques uns des meilleurs escrimeurs japonais s’associèrent. Bien qu’ils étaient assez traditionalistes, ils reconnurent que leur société changeait rapidement et que ce que les gens ont appris il y a 100 ans plus tôt n’intéressait pas les adolescents japonais du 20ème siècle.

De là est né le Sport Chanbara, art martial basé sur le goshinjyutu, l’art de la self-défense.
L’un des aspects divertissant du Sport Chanbara est la diversité des armes en mousse utilisées. Le pratiquant commençant par le sabre court, arme la plus facile à manier, pourra essayer, suivant ses progrès, le sabre long, les deux à la fois, la lance, le poignard, …
De cette façon, chacun découvrira lui-même ses aptitudes et sa préférence aux différentes armes.
Le combat dans le Sport Chanbara ne se fait pas seulement à arme égale, chacun peut prendre l’arme de son choix.
Cet art s’est rapidement développé dans les autres pays et le championnat du monde se déroule chaque automne au Japon depuis 31 ans.
Le Sport Chanbara se veut l’héritier direct et fidèle des combats livrés entre samouraïs de par son esprit et son réalisme. A la différence d’autres arts martiaux, le Sport Chanbara n’a pas subit de codification extrême puisque tous les coups susceptibles de défaire l’adversaire sont admis.
Il nous apprend donc qu’il n’y a pas de mauvaise manière de combattre : un des pratiquants peut avoir des techniques du kendo pendant que son adversaire utilise des techniques de l’escrime europĂ©enne. Les deux peuvent s’entraĂ®ner avec les mĂŞmes armes et combattre avec la mĂŞme règle – couper sans se faire couper – et sans la peur de blesser la personne en face de soi.
Le Sport Chanbara a été importé en France en 1994 par quatre kendokas français (M. Yoshimura, M. Hamot, M. Pruvost et M. Girot) au sein de la Fédération Française de Judo, Kendo et Disciplines Associées.